Je bâtis, tu Cobaty, nous combattons

Reçu au courrier de Sémaphores dans le cadre de la campagne municipale au Grau du Roi (seul le titre et la photo ci-dessous sont de la rédaction)

A trop parler du cousin Léopold et de la belle fille Pascale de monsieur Mourrut, on en oublierait presque son neveu René, agent immobilier au Grau du Roi. Ce dernier a employé pendant de nombreuses années la fille de monsieur Sargueil, adjoint de Mourrut et colistier de monsieur Rosso, mariée au fils de monsieur Bonicel, grand promoteur proche de monsieur Fournier*, sénateur-maire de Nîmes au sein du Cobaty qui réunit le gratin de « l’acte de bâtir » !

Le neveu en question et Bonicel ont acquis, entre autres, un terrain qui jouxte le Luna Park mais qui, mauvaise pioche pour cette fois, s’est révélé depuis inconstructible ! Mais ce serait mal connaître les pro-menteurs qui ont dans leurs cartons un projet qui pourrait voir le jour avec l’aide de Rosso si demain il était élu. Ce projet consisterait en un échange de terrains qui verrait les complexes sportifs qui sont près du groupe scolaire déménager vers la route de l’Espiguette. Cela dégagerait en effet un bon périmètre pour l’urbanisation et une opération plus que juteuse pour ces messieurs ! Merci tonton, merci cousin !

Tout cela démontre bien une fois de plus la connivence et la collusion entre politique et affaires familiales.

Quand on vous dit que c’est un clan ! Vous en doutez encore ? Et vous seriez prêt à laisser notre ville entre ces mains ? Et si cela devait arriver… monsieur Sargueil sera t-il adjoint à la pêche ou à l’urbanisme ?

Il vaut mieux prévenir que guérir, vous ne pourrez pas dire que vous ne l’étiez pas.

 

Bonus Sémaphores :

Le Cobaty

Quelque 40 promoteurs, entrepreneurs, architectes, banquiers, avocats, etc.

Longtemps il fut snobé par les maîtres de la ville (de Nîmes). Tant par Jean Bousquet – qui ne faisait confiance qu’à la Senim, sa propre société d’aménagement – que par son successeur communiste, Alain Clary, qui préférait consulter la base populaire des comités de quartier.

Cet ostracisme a vécu. Un homme de la nouvelle administration municipale, Jacques Mounis, directeur des services techniques de la ville, a été élu président du Cobaty et le premier dîner-débat avec Jacques Perotti, adjoint UDF à l’urbanisme, s’est révélé fructueux. Le message du maire, Jean-Paul Fournier, a été limpide : désormais, le Cobaty est associé à l’élaboration du plan local d’urbanisme (PLU). Les « pros » du bâtiment ne se sont pas fait prier. De la hauteur des immeubles au schéma de circulation, ils ont avancé une batterie de propositions, bien accueillies à l’hôtel de ville. Les partenaires privés seront même associés à la rédaction définitive du PLU.

Ce retournement de situation réjouit beaucoup les membres du Cobaty, une assemblée sélecte où se retrouvent quelques poids lourds de l’économie nîmoise, comme Denis Volpilière, président de la chambre de commerce, les promoteurs Alain Penchinat et Jean-Pierre Bonicel, ainsi que des architectes bien implantés, tels Nicolas Crégut et Hervé Le Stum.

Les échanges que provoque le Cobaty ont parfois d’heureuses retombées. C’est à la suite d’un débat organisé sur la communauté d’agglomération que des maires venus en simples curieux ont choisi de rejoindre l’ « agglo ». Et après une discussion sur le TGV Méditerranée qu’un architecte ami s’est vu convier à participer à l’élaboration d’ouvrages d’art sur la ligne. Une précédente rencontre sur la question des zones franches n’avait pas été néfaste aux intérêts d’un constructeur-aménageur du cru, Jean-Pierre Bonicel.
Entre l’acte de bâtir et l’art du lobbying, la frontière est parfois mince.

Source l’Express : http://www.lexpress.fr/informations/les-plans-du-cobaty_648010.html

Deuxième bonus :

*Fournier Jean Paul

  • depuis 2001 : maire de Nîmes
  • depuis 2002 : président de la communauté d’agglomération Nîmes Métropole
  • depuis 2008 : sénateur du Gard
  • depuis février 2013 : vice-président de l’UMP
  • En 2010, il est condamné à une amende de 15 000 euros pour prise illégale d’intérêt par la cour d’appel de Nîmes dans une affaire immobilière, dite « du Diamant noir », datant de mai 2003

JP Fournier

En avril 2013, il est suspendu pour un an du port de ses décorations de la Légion d’honneur et du Mérite.

  • Officier de la Légion d’honneur, décoré par Nicolas Sarkozy, le 12 juillet 2007.
  • Officier dans l’Ordre national du Mérite en 2002.
  • Chevalier des Palmes académiques.

 

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