Mandela, hommages et dommages_fin

Un bon moment d’émotion et de réjouissance hier au Grau du Roi, pour la flashmob organisée par un collectif d’artistes locaux, une manière de participer aux funérailles de Nelson Mandela.

À noter que les hommages se poursuivront encore aujourd’hui à Vauvert avec l’association « Vauvert au cœur, Vauvert en tête » lundi 16 décembre à 19h sur l’espace Nelson Mandela (rue Louise Désir) ancien emplacement du collège. Lectures, poèmes, chants et musique sont au programme à l’appel de Katy Guyot.

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Pour le reste de ce troisième et dernier volet « Hommages et dommages », nous ne pouvons que déplorer le fait que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, ait décidé de ne pas se rendre aux funérailles de Nelson Mandela à cause du coût du voyage en Afrique du Sud. Les frais à engager pour son transport et sa sécurité sur place s’élèveraient à 1,45 million d’euros. Les lecteurs et électeurs apprécieront ce que nous coûtent tous ces types sitôt qu’ils font trois pas. Lire la suite

Mandela, Hommages et dommages

A l’initiative d’un collectif d’artiste locaux, un appel qui peut interesser tous les gardois s’ils viennent profiter du bord de mer ce dimanche.
A partager à partir de la page Facebook de Leptitgraulen, Robert Hébé ou Ménéas Marphil…
L’événement sera musical et filmé !
Sa réussite dépend de chacun et de tous !
Merci.

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à savoir : l’apartheid vu par les fachos

Dans un communiqué intitulé « Le rêve fracassé de Nelson Mandela » et republié après la mort du héros de la lutte contre l’apartheid, l’eurodéputé FN Bruno Gollnisch reconnaît des avantages au régime de l’apartheid tout en qualifiant Nelson Mandela de « personnalité exceptionnelle sans successeurs de son envergure ».

Bruno Gollnisch s’étonna même en juin 1990, quand Mandela fut accueilli dans l’hémicycle à Strasbourg, que « le Parlement européen reçoive officiellement un homme qui refuse jusqu’ici d’abandonner la violence terroriste ».

Selon lui, les Noirs ne vivaient pas si mal sous l’apartheid et c’est plutôt la société post-apartheid qui pose problème : « Une nation où les ethnies noires jouissaient alors d’un niveau de développement et de prospérité inégalé en Afrique noire. C’est aussi au nom de cette réalité que Jean-Marie Le Pen et le FN estimèrent à cette période que le régime afrikaner était alors de loin un moindre mal, un facteur de stabilité et de richesses, entouré par un océan de misère. » Selon lui, il aurait mieux valu réaliser « un partage territorial équitable » entre Noirs et Blancs plutôt que la nation arc-en-ciel portée par Nelson Mandela.

Alors, Marine ? À devoir faire le grand ménage annoncé… Tu le vires du parti, ce Gollnisch ?

En attendant, Sémaphores préfère continuer l’hommage avec ces rappels de mémoire pour quelques-uns qui ne sont plus là pour assister aux funérailles de leur ami Nelson, ni nous dire si l’apartheid était ou pas un moindre mal.

Steve Bantu Biko (1946-1977), philosophe noir, une figure et un martyr de la lutte contre l’apartheid, mort après 2 semaines de détention, sans procès.

Victoria Mxenge (1942-1985) , avocate noire symbole de la lutte contre l’apartheid également arrêtée et assassinée avant le procès en 1985.

Neil Aggett, médecin et syndicaliste blanc figure de la lutte anti-apartheid lui aussi, torturé et assassiné en prison en 1982.

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Quand Johnny Clegg chantait Asimbonanga et que Mandela dansait à ses côtés…

Asimbonanga est un hymne à la libération de Nelson Mandela.

Lire les paroles après la balise Lire la suite

Le racisme subliminal de Bernard LUCIANI ?

Note reçue au courrier de Sémaphores, concernant LE RACISME SUBLIMINAL DE BERNARD LUCIANI.

À l’origine, un petit reportage vidéo sur le site du candidat aux prochaines municipales au Grau du Roi, ex FN depuis le retrait de son investiture par le tandem Collard/Marine, mais visiblement toujours porteur en tête de valeurs raciales pourtant interdites par la loi.

Que voit-on dans cette vidéo ?

Des poubelles éventrées, des trottoirs ou des compteurs EDF défoncés, des ordures étalées… Bref une certaine idée de l’état de la voirie au Grau du Roi, des images constatées par tous et preuve de l’incurie totale de l’équipe municipale sortante. Sur ce point il est clair que la dénonciation de Bernard LUCIANI pourrait rejoindre l’avis d’autres observateurs. À ceci près que, s’il faut rendre à César ce qui lui appartient dans un souci d’équité, il serait dommage de ne pas noter que les dégradations urbaines montrées dans la vidéo sont d’abord le fait d’incivilités citoyennes. Ne désigner qu’un bouc émissaire est un peu facile, surtout lorsqu’on tient soi-même des propos qui ne sont pas de nature à faciliter le rapprochement des citoyens.

La vidéo présentée sur le site du frontiste s’intitule : « Sommes-nous dans une station balnéaire du Sud de la France ? »

La réponse à ce titre se trouve dans le choix de la musique qui accompagne les images. Il s’agit d’une très belle mélodie, « DIN DIN WO » (aussi traduite par « petit enfant »), du chanteur malien Habib KOITE…

Voilà comment suggérer qu’« une station balnéaire du Sud de la France » ressemble à une zone délabrée d’Afrique, au milieu de la crasse et des immondices… De là à dire qu’il y a trop de noirs et d’arabes au Grau du Roi… c’est un pas que Bernard Luciani n’ose évidemment pas franchir plus ouvertement. Alors, subliminal peut-être, mais vraiment pas subtil. Il y a longtemps que les recettes de propagande frontiste ont été dévoilées. Va falloir faire mieux. Et pourquoi pas commencer par présenter des excuses aux citoyens graulens d’origine africaine qui ont mal pris la chose ? Allez, sont pas si nombreux que ça. Même que ça ferait plaisir à leurs péquelets qui se rendent tous les matins à l’école de l’égalité et de la fraternité. Ça fait toujours du bien d’apprendre que papa et maman ne sont pas considérés comme des merdes par ceux qui prétendent les gouverner demain.

 

Allez, zou ! Un petit cadeau, manière de se dire (mais faut vraiment faire un effort) qu’en France tout peut encore finir par des chansons. Et pour changer un peu du tube « Maréchal-Marion nous voilà !» autant écouter ce Din Din Wo, ce petit enfant malien qui, plutôt que parler de guerre, préfère rêver de paysages dans la lumière des aubes et des couchers de soleil, au fond les mêmes qu’au Grau du Roi certains jours, mais loin, loin, si loin des immondices et des postures politiciennes condamnables.

Les cousins d’abord

Non, ce n’était pas le radeau de La Méduse, ce bateau

Qu’on se le dise sur le port, dise sur le port

Il naviguait en père Peinard sur la grand’ mare des canards

Et s’appelait les cousins d’abord, les cousins d’abord

(pardon Brassens, et merci quand même)

Une famille aux affaires qui fait de bonnes affaires

Le tandem MOURRUT–ROSSO fonctionne assez bien, on le dit. Mais imaginerait-on qu’il puisse aussi fonctionner pour servir des intérêts particuliers, voire de clan ou de dynastie ?

Pour tenter de répondre, il faut se souvenir que le fils du maire s’est jadis porté acquéreur de la station service BP au Grau du Roi. (voir les pages que Sémaphores consacrait à ce sujet en mars 2012_lien en fin d’article)

Par ailleurs, on se souviendra aussi que le maire a participé en conseil municipal à un débat sur le PLU, qui accorde une augmentation de 10% à 35% de la constructibilité du terrain sur lequel est sise ladite station service du fiston. En termes d’urbanisme on appelle ça le « terrain d’assiette », et vous allez voir que l’assiette pourrait être bien garnie…

La surface du terrain en question est de 5134 m²

Lorsque le COS (coefficient d’occupation du sol) est fixé à 10%, cela signifie donc que seulement 513,4 m² sont autorisés à la construction.

Mais si le même COS est révisé à 35% pour la même zone, ce sont 1796,9 m² qui deviennent constructibles. Belle plus-value, non ?

À présent, si l’on tient compte que la valeur du mètre carré construit dans ce secteur est estimée en moyenne à 4 000 euros… Lire la suite

La figure de proue du FN, invitée des cousins

Il n’y a pas que Sémaphores qui s’interroge sur certaines rencontres estivales…

 

La section socialiste Jean Bastide du Grau du Roi a reçu ces derniers jours, comme d’autres, une série de photos prises en ce mois d’août. Elles nous montrent bras dessus, bras dessous, en tenue estivale et dans la bonne humeur, des personnages qui, visiblement ont beaucoup de choses à échanger.
En toute discrétion, mais visiblement, c’est raté ! Bien sûr, on nous dira qu’Etienne Mourrut, Maire UMP du Grau du Roi, Léopold Rosso, son 1er adjoint UMP, Conseiller Général, Président de la Communauté de Commune et prétendant à la Mairie, ainsi que Gilbert Collard, député FN de la 2ème Circonscription du Gard ont débattu de sujets éminemment importants, relevant de l’intérêt général et de la relation normale entre élus, sujets dépassant les clivages politiques… mais tout de même !

La figure de proue, le dauphin et l’entremetteur

A longueur d’interventions dans les médias, le parti de Le Pen et de Collard se targue de dénoncer « le système UMPS » ! De leur coté, les dirigeants de l’UMP clament haut et fort leur refus de toute alliance avec l’extrême-droite ! Mais au Grau du Roi, on se promène, à pied, en bateau, on déjeune ensemble, dans la discrétion et en toute complicité…
Surprenant… la veille, le site de la liste locale du FN supprimait toute référence au Rassemblement Bleu Marine et à l’avocat frontiste… Pas de doute, ça grenouille ferme entre la droite et l’extrême-droite locale… Dans quel but ? L’avenir nous le dira…
En tous cas pas dans l’intérêt des graulens dont beaucoup, républicains sincères de droite ou de gauche sont scandalisés par de telles accointances.

Le maire s’emploie au rapprochement de son dynamique dauphin avec le FN

Le Parti Socialiste, qui se met en ordre de bataille pour les prochaines élections municipales prendra position pour un véritable projet pour le Grau du Roi, pour une véritable équipe soudée autour de ce projet et autour de valeurs républicaines dont on voit bien combien l’équipe sortante semble se débarrasser pour tenter de « sauver ses meubles ».

SECTION SOCIALISTE « JEAN BASTIDE » DU GRAU DU ROI

racisme ordinaire_suite

Le 6 Août dernier à Aigues-Mortes, un couple, armé d’un fusil agresse des jeunes en proférant des propos racistes. Des victimes racontent l’agression et débattent de l’attitude à adopter face au racisme.

Un reportage audio d’Olivier Minot, réalisé par Philippe Baudouin.

Le 06 septembre 2012, un tract intitulé “On se calme !” signé « des habitants de Sumène et de ses environs » conviait à un pot de l’amitié « dans un esprit de vivre ensemble et de respect mutuel ». Après avoir rappelé les incidents (insultes et coups) dus à l’extrême-droite locale pendant la dernière campagne électorale, le tract mentionnait également que fin août, « suite à une altercation entre un membre de la Ligue du Midi et des clients sortis de la pizzeria, la situation a dégénéré en une véritable chasse à l’homme dans le village et ses environs : agression d’un touriste et de ses enfants sur le plan par quatre personnes armées de battes de base-ball et de barres de fer ; puis, prise en embuscade d’une famille à son domicile par une bande de dix personnes, armées elles aussi, se réclamant du Front National ou de la Ligue du Midi. ».

On a moins su que la Ligue du Midi s’est autorisé ce même mois d’août une descente au Grau du Roi en soutien aux détracteurs du train à 1 euro. Nous-mêmes à Sémaphores avions choisi de ne pas ajouter de l’huile sur le feu, avec le souci, il est vrai, de ne pas faire de pub aux fachos. Mais à l’heure des divers débats lancés dans la région pour comprendre et enrayer la montée de l’extrême-droite, nous revenons sur notre autocensure en mettant au partage une vidéo de ces virées de la Ligue. Ignorer l’ennemi ne servirait pas le combat, surtout lorsque les protagonistes ont des noms et des visages qu’il est toujours bon de connaître. Par delà la pub éventuelle à de tristes sires, il s’agit avant tout d’information. Une info qui ne sera sans doute pas une découverte pour bon nombre d’électeurs de Petite Camargue, mais qui vient clairement confirmer de quel côté de la démocratie a choisi de se positionner le maire du Grau du Roi, Etienne Mourrut. Lorsque la ligue fasciste vient déployer ses banderoles identitaires et racistes sous le fronton de la mairie, l’ex-député ne trouve rien de mieux que descendre leur serrer la main et saluer leur action.

Pour notre part nous pensons que la République ne peut accepter de tels gestes. Comment un maire se permet-il d’outrepasser la loi républicaine ? Comment un ex-député peut-il ignorer qu’il est interdit de manifester publiquement des opinions racistes ? C’est néanmoins un fait, la preuve en images. (note: la vidéo étant particulièrement mal filmée, vous pouvez avancer jusqu’à la 8ème minute. Mourrut en guest star se trouve là).

le TER à 1€ va bon train

Pour une fois que ce n’est pas nous qui disons qu’il y a ceux qui agissent et les autres…

C’était dans le Midi Libre du 31 août, sous le titre « Des trains de bonne conduite » et la plume d’ALESSANDRO XENOS

En tenue adaptée à leur mission estivale, les agents de la brigade préfèrent la prévention à la répression.

Baskets, short et tee-shirt blanc. À partir de leur look, les membres de la Brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) semblent tout faire pour ne pas ressembler à des gendarmes. En effet, les méthodes utilisées par cette brigade spéciale de la Gendarmerie nationale, créée en 1997 pour faire face à la croissance de la délinquance des mineurs, diffèrent nettement de celles, plus fermes, de leurs collègues.
« Nous essayons d’aller à la rencontre des jeunes avec sensibilité et bon sens, afin de les initier au respect des règles et des autres. Nous sommes plus dans la prévention que dans la répression », affirme ainsi le lieutenant Alain Boucherie, chef de service de la BPDJ du Gard.

Depuis fin avril et jusqu’au 2 septembre, sa brigade, qui compte en été dix militaires, patrouille dans les trains TER à 1 €, entre Nîmes et le Grau-du-Roi, dans le centre-ville et sur le front de mer de la localité maritime.
« J’aime être en contact avec les gens »
Dégradations, violences verbales, parfois physiques, insultes envers le personnel SNCF… Pendant l’été, les trains entre Nîmes et le Grau-du-Roi sont le théâtre de fréquentes incivilités, auxquelles la BPDJ à tenter de mettre un frein.
« Pendant les mois de juin et juillet, il y avait plus de 700 personnes qui montaient sur le train, dont beaucoup de groupes de jeunes de 11 à 16 ans. Nous avons essayé de parler avec eux sans leur faire la morale, en leur faisant passer des messages. Nous n’avons jamais eu besoin d’utiliser des méthodes plus dures, à part dans deux ou trois cas« , ajoute le lieutenant Alain Boucherie.
Les membres de la brigade travaillent quotidiennement dans les quartiers de plusieurs communes du département, telle Saint-Gilles ou encore Vauvert. Ce travail de proximité, ajouté à leurs interventions au cours de l’année dans les établissements scolaires, leur permet d’avoir une connaissance approfondie des jeunes et de leurs parents.  »
« Certains mineurs, que nous rencontrons dans le train, viennent des quartiers que nous suivons, ou parfois ils nous ont rencontrés lors d’une intervention dans leur école. Cela facilite le contact et l’échange avec eux, explique le maréchal des logis chef, Ingrid Lefrère. Je suis gendarme depuis neuf ans et il y a un an, j’ai choisi de faire partie de la BPDJ. J’aime être en contact avec les gens. »
Problèmes liés à la consommation d’alcool et de drogue
L’action de prévention et de communication de la brigade ne s’arrête pas dans le train. Une fois arrivés au Grau-du-Roi, les militaires se promènent à pied ou en VTT, en centre-ville et sur le front de mer. Accompagnés par une jeune du service civique, ils interpellent de nombreux mineurs présents sur place.
« Dans une petite ville comme le Grau-du-Roi, qui compte environ 7 000 habitants en hiver et 100 000 en été, l’arrivée en masse de 700 personnes à la fois fait peur. Effectivement, il y a des problèmes liés à la consommation d’alcool et de drogue, mais aussi des incivilités, et ça ne concerne pas que les jeunes des quartiers. Mais ce n’est pas non plus le Bronx« , relativise le lieutenant Boucherie.
À noter que les résultats de cette opération estivale ne sont pas quantifiables. « Pas de chiffre pour la BPDJ », certifie le lieutenant.

Grau du Roi_mairie pharaonique_suite

« fort de nos convictions nous poursuivons notre action avec ténacité »

A propos du permis de construire d’un nouvel hôtel de ville au Grau du Roi, Robert CRAUSTE, conseiller municipal et conseiller Régional Languedoc-Roussillon informe au nom du groupe Cap sur le Changement que : « Nous avons déposé ce jour 22/08/2012 un nouveau référé suspension à l’encontre du permis modificatif du 21/06/2012, devant le tribunal administratif de Nîmes. Nous considérons que le permis de construire modificatif présente un caractère illégal sur de nombreux points de forme et de fond. Le jugement devrait se tenir d’ici une quinzaine de jours. Nous espérons avoir gain de cause. Nous vous informerons du résultat. »

A nos lecteurs sémaphoriens qui prendraient l’histoire en route, il est question, pour la majorité UMP en place au Grau du Roi de doter la ville d’une nouvelle mairie qui prendrait place en bord de mer (emplacement de l’ex Villa Rédarès, face à la poste). Un bâtiment massif de quatre étages à l’architecture plus que discutable, pour un prix qui l’est encore plus et nécessiterait un emprunt annoncé de 6,8 millions d’euros mais qui (tout le monde le sait sauf les tenants du projet) aurait toutes les chances de terminer à 10 millions une fois réalisées les mises en conformité du bâtiment lui-même et son environnement immédiat. Outre que la majorité de la population graulenne n’est pas favorable à ce projet, même parmi ceux qui pensent qu’à terme un nouvel Hôtel de Ville pourrait être nécessaire, l’emplacement choisi ne saurait en aucun cas convenir pour des questions de circulation et de stationnement, sans compter que la situation économique actuelle n’est pas favorable pour se lancer dans des emprunts de cette dimension. Elle l’est d’autant moins que cette gestion qui consiste à courir d’emprunts en emprunts a déjà été épinglée à deux reprises par la Cour des Comptes, à quoi doit s’ajouter que les rentrées fiscales vont s’amenuiser si la société Résitel qui gère la Résidence de Camargue entre en défaut de paiement, à quoi nous pourrions ajouter que le Casino Flamingo (paraît-il en baisse lui aussi) souhaite bénéficier d’abattement, et puis, disons le tout bonnement, à devoir penser l’avenir immédiat de la commune, il y a bien d’autres urgences qu’un bureau de maire et d’une poignée d’élus avec vue sur la mer.

rappel à Etienne Mourrut du ixième commandement de la Bible du PLU :
« Point de mairie tu n’inaugureras »

Ceux qui agissent… et les autres

Si l’Huma n’en parle pas… c’est le grand vide, et bien sûr toujours le boycott du Front de Gauche par les chiens de garde de la presse locale comme nationale. Le changement, maintenant on le sait, c’est pour plus tard. Mais la solidarité en regard des valeurs républicaines c’est pour quand ?

Qu’on ne nous dise pas, à Sémaphores, que c’est hurler avec les loups que de pointer avec le Front de Gauche et les Verts l’absence de réaction des élus. Nous attendons toujours les réactions du député Collard (FN non encarté) et celles des maires des communes concernées, Bonato (PS) à Aigues-mortes et Mourrut (UMP) au Grau du Roi. Si nous citons aussi ce dernier c’est parce que nous avions déjà mentionnés les commentaires haineux et inacceptables qui fleurissent tant sur les forums de Midi Libre que sur Facebook. Dans ces propos racistes ou fascisants libérés on peut notamment relever cet avertissement d’un graulen (parmi d’autres, certes) qui annonce que pendant la prochaine fête du Grau « On verra qui sont les français ! ». C’est ainsi qu’aux sombres événements qui ont déjà eu lieu on laisse s’ajouter des menaces pour les jours à venir. Messieurs les élus, vous attendez quoi ? Ces propos sont signés ! Même lorsqu’il s’agit d’un pseudonyme, rien n’est plus facile que de remonter aux sources. Et si, comme le dit notre ministre de l’Intérieur Manuel Valls, le racisme est une forme de délinquance, qu’attend-on pour la sanctionner à sa juste mesure ?

(petit) calcul autour d’un (GROS) salaire…

(PETIT) CALCUL AUTOUR D’UN (GROS) SALAIRE…

 La Chambre Régionale des Comptes a découvert que le salaire du directeur du camping municipal du Grau du Roi atteignait … 9000 €

Notons au passage que ce directeur s’est lui-même octroyé des augmentations substantielles (300% en 15 ans, 44% sur les 3 dernières années, excusez du peu !) et ce de façon peu orthodoxe puisqu’il se les est « auto-attribuées » sans en informer vraiment (?) son conseil d’administration, c’est-à-dire son président et employeur, c’est-à-dire la SEM, et en dernier ressort la mairie du Grau du Roi, c’est-à-dire monsieur le Maire du Grau du Roi… On tremble devant les contrôles de fous effectués sur ces 15 dernières années de gestion !

Devant la révélation (?) de ces faits, n’importe quel employeur, sous peine de passer pour complice de tels abus, mettrait son amour-propre dans sa poche, notifierait (il a deux mois pour le faire) la réalité d’une faute grave et engagerait une procédure de licenciement. Telle n’a pas été la réaction de notre bon maire puisque ce dernier, en Conseil municipal, a trouvé que, certes, sa rémunération était « un peu au dessus de la moyenne », mais que c’était un excellent professionnel. Point. Fermez le ban. Circulez, y’a rien à voir !

Bien. Laissons le maire à son cas de conscience. Nous n’irons pas jusqu’à dire qu’il n’a pas les moyens de s’opposer au directeur du Camping Municipal. Cela étant, l’opacité de la gestion relevée par la chambre régionale laisse supposer qu’il vaut mieux ne pas trop toucher à ce directeur… Nous n’en dirons pas plus… Il faudrait une enquête approfondie et ce n’est pas notre maire qui va la diligenter…

Reprenons un petit calcul sur ce salaire exorbitant pour un directeur de camping (autant qu’un Secrétaire d’Etat !). Notons tout d’abord que 9.000 € brut par mois (on espère que ce n’est pas du net !), cela fait tout de même 108.000 € par an. Rajoutez-y 55% (en moyenne) de charges sociales patronales, cela monte la facture annuelle à 167.400 € ! Ce n’est pas rien !

Mais revenons à notre chiffre mensuel (on se perd dans les trop gros chiffres…) Admettons, qu’excellent professionnel, il mérite la moitié de son salaire (4500 €, c’est déjà plus que correct !). Cela laisse 4500 €. Le salaire d’un Agent de Sécurité de la Voie Publique (ASVP) ou d’un Agent de Médiation qui démarre sa carrière au SMIC est de 1.400 € brut.

Avec 4500 € laissé par notre Secrétaire d’État, pardon, notre directeur de camping, on peut donc embaucher un peu plus de 3 de ces agents à l’année (3,20 exactement)…Poursuivons notre raisonnement et reconnaissons que ce renfort d’agent ne serait vraiment utile que sur la saison touristique et qu’il faudrait les recruter sur deux mois et non sur douze. Cela porterait notre effectif d’ASVP ou d’Agents de Médiation (en tenant compte des primes de fin de contrat) à… 18 agents sur les deux mois d’été. Faites le compte, c’est mathématique !

Il parait qu’il ya des problèmes d’incivilité que l’on ne peut pas régler au Grau du Roi avec le train à 1 € ???

TER et CCI

Une cinquantaine de commerçants ont répondu à une invitation de la CCI au sujet du train à 1 €. Selon Midi Libre ils ont réclamé des solutions. Selon nous c’est très bien, mais on aurait préféré qu’ils soient plus nombreux à en apporter.

photo de Stéphane Barbier

Car le discours tourne à présent en boucle, sur la base d’arguments légitimes pour une part, mais complètement spécieux dans l’ensemble, pour le moins sans réflexion au-delà d’un corporatisme de circonstance. Qu’a-t-on entendu à cette réunion ? On vous le donne en mille : « Le train, il faut juste l’arrêter »

« Ou l’interdire aux mineurs non accompagnés »

« Il faut augmenter le prix du billet »

Plusieurs professionnels affirment être à moins 35 % de chiffre d’affaire.

On pourrait mieux entendre ces derniers si ça ne faisait pas trente ans qu’on entend les mêmes se plaindre de faire moins 35 % chaque année. Et si les mêmes pouvaient entendre que d’autres commerces sont encore plus en baisse de chiffre dans des villes où il n’y a pourtant pas de train à 1 euro. Les incivilités et les bagarres ne sont pas, loin s’en faut, le problème du seul Grau du Roi, il faut cesser les amalgames si on veut s’en sortir.

C’est au demeurant ce que partagent certains commerçants, notamment cette commerçante responsable d’un magasin d’accessoires qui dit :  » Toutes ces familles qui viennent en train consomment dans la station. C’est surtout les mineurs, cet effet de groupe et de masse qui posent problème. Si on arrivait à gérer la quantité, tout cela se passerait mieux. Et il faut plus d’encadrement. »

Telle autre, directrice du Splendid hôtel, pense que « Dans le centre-ville, la plage est trop petite. Il faut emmener ces jeunes sur d’autres plages, sur L’Espiguette, organiser des activités dans les autres villes. »

Au moins ces deux témoignages apportent-ils des éléments constructifs. Nous le disons depuis le début : un cahier de doléances c’est bien mais un cahier de propositions c’est mieux.

Quelques commentaires récoltés par Midi Libre

« Le train à 1 euro, il ne faut pas l’enlever car beaucoup de Nîmois le prennent, surtout les petits salaires.
Il ne faut pas faire payer à tout le monde la bêtise de certains jeunes qui profitent de ce train pour se rendre au Grau du Roi et pour y mettre le bazar.
Je suis certain que beaucoup des jeunes mineurs qui prennent le train ne payent pas le billet car impossible de contrôler pendant le voyage et ils le savent.
Pour éviter ceci il faudrait contrôler les billets avant la monter dans le train et ceci serait plus facile pour les contrôleurs de la SNCF. Certains jeunes qui vont au grau du roi uniquement pour mettre le bazar ne voudront pas payer leur billet.
Interdire au mineur je suis contre car mes enfants sont mineurs et ils ne vont pas au grau pour mettre le bazar mais pour passer une journée à la mer avec des copains. »

Bernard Luciani : « Une réunion bien inutile ….. On aurait dit que Mr Douais était là uniquement pour « vendre » le dispositif « Alerte commerces ».
Totalement inadmissible: Quand on lui a dit qu’il faudrait peut-etre filtrer les passagers au départ des trains et qu’il a répondu « que ça lui rappellerait 1940 » !!! Ben voyons, demander plus de sécurité c’est être facho !!!
Egalement inadmissible: la manière limite odieuse qu’il a utilisée pour répondre à des participants non commerçants qui faisaient part de leur remarques.
A noter également: Dans la salle était présent Patrick Fernandez, Directeur de Cabinet du député Gilbert Collard, qui souhaitait faire part aux commerçants des actions que ce dernier avait engagé et de la suite qu’il comptait donner à cette affaire. Mr Douais a soigneusement « évité » de lui donner la parole ….. En Bref: Mr Douais, en bon politique, n’était là que pour se faire valoir en sortant son blabla aussi inutile qu’inéficace. A mettre dans le même sac que Mr le Maire …… »

Genne : « Décidément ces commerçants ne semblent pas être intéressés par les gens pauvres qui souhaitent pour la majorité simplement avoir accès aux vacances avec leurs enfants. L’accueil dans vos commerces est souvent minable, pas de sourire, pas de bonjour..et maintenant cet amalgame …Pauvres.. commerçants…  Et si on augmentait plutôt votre coté Humain M/Me les commerçants…… il n’y a pas que vous, il y a surtout la plage. Heureusement. »

Mimie : « Je comprends tout à fait les commerçants qui ont peur d’être vandalisés. Mais supprimer les trains 1 euros ce n’est pas la solution car ça priverait les pauvres d’aller à la mer. Par exemple moi j’y vais parfois avec mes enfants et cela me revient a 6 euros l’aller retour contre 30euros environ avant. Avec mon faible salaire je ne pourrais plus me permettre d y aller, il peut y avoir d’autres solutions a envisagé, par exemple un groupe de jeunes mineurs sans être accompagné d’adultes devrait être interdit, ou il pourrait y avoir d’autres solutions en se creusant la tête, mais il ne faudrait pas que les bons paient pour les mauvais»

TER et colibri

Petite histoire du colibri…

Un jour, un immense incendie se propagea dans la forêt. Tous les animaux sans exception se sauvaient à toute vitesse pour échapper aux flammes…

Tous sans exception ? Ah, non un petit colibri fonçait dans l’air devant le feu, plongeait dans la rivière, remplissait son bec de quelques gouttes d’eau, faisait demi-tour et survolait l’incendie pour jeter dessus ces quelques gouttes… Et il recommençait, une fois, deux fois, trois fois… Il y passa la nuit entière et la journée suivante, encore et toujours.

Un aigle qui avait suivi son manège de tout là-haut lui dit : mais que fais-tu donc, colibri ? Tu ne penses tout de même pas éteindre l’incendie avec tes quelques gouttes d’eau ?

Et le colibri répondis : « Je ne sais pas mais, en tous cas, je fais ma part »

Il faisait tout simplement « sa part »

Contre cet incendie de bêtise humaine de ceux qui dénoncent le train à 1 €, qui voient de la racaille derrière chaque jeune,  qui utilisent chaque incivilité ou comportement délinquant pour stigmatiser toute une population, qui confondent leur chiffre d’affaire avec l’intérêt général, qui craignent « les bronzés » sur nos plages, qui veulent se réapproprier LEUR ville, qui menacent de représailles tous ceux qui les dérangent, qui sont pour des solutions n’importe-ou-mais-surtout-pas-chez-nous, contre tout cela, et pour la solidarité, le développement durable et harmonieux, la recherche intelligente de solutions… , nous aussi, « faisons notre part ». Et si tous, nous faisons notre part, on l’éteindra, cet incendie. Et le train à 1 € sera le point de départ d’un renouveau pour notre cité !
Signé: un graulen parmi beaucoup d’autres qui veut faire sa part pour rendre notre cité accueillante, dynamique, vivante, ouverte à la jeunesse

Communiqué de la section socialiste du Grau du Roi

COMMUNIQUE DE PRESSE  

Section socialiste Jean Bastide du Grau du Roi

Au regard du succès des transports en commun en direction du Grau du Roi et des difficultés engendrées par l’afflux de voyageurs, la section locale du Parti Socialiste réaffirme sa position.

Le développement des transports collectifs constitue l’un des piliers des politiques d’aménagement du territoire. Il apporte la justice dans la nécessité de déplacement de nos concitoyens ; il génère de substantielles économies pour de nombreuses familles (moins de véhicules personnels à entretenir) et participe à une diminution des rejets de CO2.

Le Parti Socialiste graulen soutient les actuelles politiques de transport de la région (TER) et du Département (Edgard).

Nous reprochons au Maire du Grau du Roi d’avoir volontairement « pourri la situation ». Il s’est refusé à accueillir le train à un euro et à apporter les réponses organisationnelles qui en découlent (sécurité, voirie, aménagement, …). Nous retiendrons simplement que cette attitude dessert ses administrés et la commune.

Nous déplorons notamment l’insuffisance d’effectif de la police municipale (14 agents municipaux alors que la Grande Motte en compte 64).

Sans attendre une enquête d’opinion objective (plus de 180.000 habitants sur l’ensemble des communes touchées par la ligne à un euro, dont 78% pour Nîmes et 4% pour le Grau du Roi), nous pensons que le train à un euro ne s’arrêtera pas et qu’il s’imposera à tous.

A l’époque de la création de nombreuses lignes de transports en commun, de type tramway, pour dynamiser le développement local, il serait regrettable de ne pas exploiter au mieux une infrastructure ferroviaire existante. Nous en appelons donc à la responsabilité de tous les élus (Communes, Département, Région, État) pour trouver une issue constructive et rassurante pour nos concitoyens. Nous alertons l’ensemble des élus socialistes concernés par ce dossier et prenons de nouveaux contacts pour activer des solutions.

Nous sommes d’une gauche pragmatique. Nous mesurons l’étendue des difficultés de notre société et savons ces difficultés exacerbées par la difficile situation économique et sociale actuelle.

Nous nous battons contre toutes les ségrégations (âge, origine, situation…) et considérons que l’insécurité ou que le sentiment d’insécurité est une injustice qui touche avant tout les citoyens les plus fragiles. Aussi, nous en appelons à la nécessité d’investir tous les moyens et d’apporter toutes les réponses de fermeté à ce fléau sociétal.

La section socialiste Jean Bastide du Grau du Roi

télécharger ce communiqué de presse : ComPresse_2012_07-1

Touche pas à mon TER

C’est la guerre autour du train à 1 €. Que tous s’en mêlent n’est pas un mal, encore faudrait-il que le problème soit partagé au-delà des arguments d’une poignée de commerçants téléguidés par une poignée de politiques, Étienne Mourrut en tête.

Posons d’abord en vrac quelques arguments récapitulatifs.

Le train à 1€, monsieur Mourrut se plaignait déjà (Midi Libre du 17/12/2011) du « franc succès » relevé par la Région au vu que la fréquentation sur cette ligne avait été multipliée par trois. Mais là, on pouvait penser qu’il s’agissait de querelle politique, la région se situant à gauche et notre bon maire se drapant d’une écharpe tricolore où domine maintenant un bleu très marine. En fait, qu’importe le succès du TER à 1€, monsieur Mourrut était déjà contre le réseau Edgard et les cars à 1€30.

Et donc contre l’idée même du TER avant qu’il existe, pour preuve la manifestation organisée en collaboration avec le Front National le jour même de l’inauguration de la ligne. Souvenons-nous, c’était le jour où Etienne Mourrut et Christian Bourquin partagèrent le champagne.

A ce stade faisons une petite pause pour rappeler que 1 euro égale encore à ce jour 6,55 francs. Et donc un ticket de transport à 1,30 euros revient à payer 10 francs (9,82 exactement) pour un transport public compris entre 5 et 40 kilomètres selon qu’au départ du Grau du Roi on s’arrête à Aigues Mortes ou à Nîmes. Il est toujours bon de garder à l’esprit cette conversion franc/euro pour mesurer l’atteinte au pouvoir d’achat que nous subissons. Certains se souviendront qu’à l’aube de ce changement de monnaie, la baguette de pain (ce n’est qu’un exemple) était à 1 franc ! C’était il y a 10 ans, direz-vous ? Et alors ? Combien ont vu leur salaire multiplié par 6,55 en dix ans ?

En dix ans (soit depuis le passage aux 35 h) le SMIC horaire brut est passé de 7,19€ à 9,40€ (au 1er juillet 2012).  Autrement dit, un salaire de 1000 € en 2003 se retrouve aujourd’hui à 1400€ et non pas à 6500€. C’est normal, c’est indexé sur la croissance, pas sur la baguette de pain. Ni sur l’indice de croissance de salaire d’un directeur de camping municipal qui, comme chacun sait au Grau du Roi, est auto-fixé à 9000€ parce qu’il le vaut bien ! Pour les autres, même s’ils ont soutenu l’ignoble régime sarkozyste, pas le moindre coup de pouce au SMIC de tout le quinquennat ! Alors ne parlons pas des minima sociaux ! Et surtout pas dans une ville où l’on a eu un jour à entendre monsieur Mourrut se décerner « la palme de l’action sociale du canton », sous prétexte que ses services instruisaient le plus de dossiers RMI (c’était avant qu’on change le nom en RSA), et que près de 10% de la population graulenne était inscrite à l’ANPE (c’était avant qu’on change le nom en Pôle Emploi). Fin de la parenthèse.

Mais alors ? Serait-ce la faiblesse d’un porte monnaie qui serait la cause de tous les maux, en tout cas celle d’une délinquance dénoncée ? C’est possible. Nous n’allons pas entrer ici dans une analyse sociologique, n’empêche que faire l’économie de cette analyse serait une grave erreur, aussi invitons-nous tout le monde à y participer, nous allons y revenir.

Pour en terminer avec les faits récents, notons que Midi Libre, dans son édition du 25 juin 2012, titrait : « Train à 1 € : la police ferroviaire veille au grain », sous-titrait : « Journée calme hier dans le TER entre Nîmes et Le Grau du Roi. La veille, les deux rames du 12h51 étaient bondées ». Et de mettre en exergue le travail de la Suge (police ferroviaire) lorsqu’il arrive que « cinq lascars » soient tentés par des incivilités, auquel on peut ajouter le travail des gendarmes présents aux départs de train comme aux arrivées. En bref, une situation sous surveillance, n’en déplaise aux détracteurs.

Reste la question : Cette surveillance est-elle suffisante ? Lire la suite

Gestion Mourrut_épisode n°4_Résidence de Camargue

On pouvait apprendre par le Midi Libre du 05 juin 2012 qu’une question vedette à l’ordre du jour du dernier Conseil municipal du Grau du Roi avait été retirée avant séance, suite à « des éléments connus dans les dernières heures précédant le conseil. »

Si nous ignorons la teneur exacte de ces derniers éléments (mais nous en avons une idée), nous savons néanmoins que la question « vedette » concernait la « mise en sauvegarde de la société RESITEL, gérante de l’hôtel Résidence de Camargue », société aussi peu pressée que l’équipe Mourrut de communiquer sur un naufrage annoncé et une gestion calamiteuse. En attente du miracle qui assainirait la situation, faisons le point sur les éléments connus et reprenons les constatations faites par la Chambre Régionale des Comptes de Languedoc-Roussillon dans son rapport 2012.

A savoir : L’hôtel Résidence de Camargue appartient à la commune du Grau du Roi depuis 2004, qui en a confié la location-gérance à la société «Lagrange-RESITEL ».

Un premier constat sur les recettes qui auraient dû découler de cette location tient à leur stagnation sur la période 2004-2009 (progression de seulement 1,1 % en moyenne par an).Par contre, les charges sont en progression de 18 % par an en moyenne depuis 2004. Ainsi, sur cette même période certaines charges d’exploitation ont progressé de 903 K€ à 2 114 K€ en cinq ans. La chambre souligne l’importance de la dotation 2009 aux amortissements : 1 610 110 € (dont 729 047 € sont relatifs au seul hôtel Résidence de Camargue) pratiquement multipliée par 9 par rapport à l’année 2004. De même, la chambre constate que certaines charges sont supportées par le budget principal alors même qu’elles relevaient du budget annexe, participant ainsi à un équilibre artificiel du budget annexe. Ceci noté, revenons un peu en arrière.

Les conditions d’acquisition par la commune

Ce complexe touristique important (402 appartements, 3 piscines, un restaurant et une superette à l’origine) a été créé en 1981 par la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Nîmes en vue de répondre à une demande d’hébergements touristiques que le secteur privé n’arrivait pas, à l’époque et selon les protagonistes, à satisfaire. L’ensemble appartenait à la « SCI CAMARGUE », l’exploitation était assurée par la « SA GEXTOUR » (actuellement en liquidation), deux filiales de la CCI.

En 2003, la CCI signifie son intention de se séparer du complexe pour lequel elle a un acheteur, mais la commune du Grau-du-Roi fait valoir son droit de préemption et se porte acquéreur par un acte de vente en date du 30 décembre 2003. Via le conseil municipal du 14 janvier 2004, Etienne Mourrut annonce que l’objet de cette opération immobilière est de « préserver un outil économique (…) qui favorise le développement des loisirs et du tourisme sur la ville », et à fin que la commune « … puisse avoir un revenu patrimonial important, ce qui sera le cas dans une quinzaine d’années », dixit.

On applaudirait presque ce regard tourné vers l’avenir si cette opération ne révélait des conditions d’acquisition particulières, et c’est toujours la Chambre des Comptes qui souligne, pas la rédaction de Sémaphores.

En effet, le fonds de commerce a été cédé par la société GEXTOUR pour une valeur de 650 000 € alors que le service du Domaine avait estimé la valeur vénale à 2 500 000 €,

Cependant, l’ensemble immobilier a été cédé par la « SCI DE CAMARGUE » au prix de 14 100 000 alors que la valeur vénale du bien était estimée à 12 050 000 par le même service du Domaine (cf compte rendu du même conseil municipal du 14 janvier 2004). Le complexe touristique, ensemble murs et fonds de commerce (y compris la licence IV), a donc été acheté pour une valeur totale de 14 750 000 €, c’est-à-dire supérieure de 200 000 à l’estimation haute, voire supérieure de 1 380 000 € à l’estimation basse des Domaines.

Par ailleurs, l’acquisition du fonds de commerce était financée par un contrat de prêt auprès de la Caisse Régionale du Crédit Agricole du Gard, pour un remboursement de 660 000 € s’effectuant sur 5 ans. Quant au financement de l’ensemble immobilier, il est assuré par un emprunt de 14,2 millions d’euros, toujours auprès du Crédit Agricole mutuel du Gard, à taux fixe de 4,65 % par an, remboursable trimestriellement sur une période de 25 ans.

Au titre de cet emprunt, la commune a payé, par exemple en 2009, une annuité de 967 402 € dont 581 401,28 d’intérêts.

Mais il n’y a pas que les intérêts qui soient « chers ». Il arrive que les « intéressés » le soient aussi. Et qu’on flirte donc d’assez près avec les conflits d’intérêt. C’est ainsi que, par delà ces opérations d’emprunt, la chambre souligne le risque juridique constitué par la présence d’un conseiller municipal, alors employé du Crédit Agricole, lors des délibérations. (…) La prudence aurait dû conduire ce conseiller à se retirer du vote, ce que n’atteste pas le registre des délibérations du 3 novembre 2003 qui, au contraire, montre que ledit conseiller a bien participé au vote.

Enfin, le 27 juillet 2005, la commune emprunte aussi auprès de la Société Générale la somme de 400 000 € afin de financer des travaux de réhabilitation de l’hôtel « Résidence de Camargue ».

Mais qui gère vraiment l’hôtel « Résidence de Camargue» et comment ?

Tout d’abord la gestion du complexe a été confiée, par un contrat de location gérance en date du 22 janvier 2004, à la société anonyme « RESITEL-Groupe Lagrange» moyennant le paiement d’un loyer annuel hors taxe de 1 450 000 € qui devait être révisé annuellement pour une période de 8 ans à compter du 1er janvier 2004.

Ce contrat a fait l’objet successivement de 2 avenants.

Si le premier avenant ne suscite pas d’observations particulières, le second, en date du 9 février 2009, prolonge de huit ans à compter du 1er janvier 2012 la location et fixe le loyer annuel à 1 637 551,34 €, maintenu sur 2008 et 2009 sans que les indices de révision initialement prévus ne s’appliquent.

L’équipe Mourrut justifie cette faveur en regard de la prise en charge par le locataire-gérant des travaux de rénovation de 107 appartements pour un coût alors estimé à 800 000 € HT.

Rénovez, rénovez, il en restera toujours quelque chose ! Mais est-ce bien sûr ? Voici, par exemple, quelques témoignages qu’on peut trouver aujourd’hui sur le Net en provenance de vacanciers qui avaient cru bon faire confiance à la société Lagrange-RESITEL.

Avis postés sur les forums

« Logement vieux, sale et vétuste. Pas de micro onde alors que c’est stipulé dans le descriptif. Il faut être contorsionniste pour faire la vaisselle tellement la cuisine est mal agencée. Literie d’un autre âge. Nous avons dû faire le ménage en arrivant. Cuisinière rouillée… Bref du coup, pour nos premières vacances depuis 3 ans, nous avons écourté notre séjour. »

« Le logement est quand même à rénover de À à Z, literie moyenne (matelas sales, pas d’alèse), pas de micro ondes, peu de rangement… »

« Le logement est étroit, avec 2 placards de rangement pour 6 personnes et d’une chaleur épouvantable ! La nourriture laisse à désirer. Elle est très peu variée et pas bonne. Pour le prix qu’on a payé, c’est très décevant ! Changez vraiment de destination. Une famille. »

« La rénovation, je ne l’ai pas vue. Formule en pension complète : Bien mais trop de frites et de nuggets pour les enfants, manque de variété. Le vin compris est horrible ! »

« Je ne suis pas près d’y retourner ! »

« Nous avions réservé 4 nuits pour passer un séjour agréable avec nos deux enfants, dans de bonnes conditions, mais cela a été plutôt galère. Pour commencer, décharger les bagages loin de l’appartement, le parking payant, ensuite l’état de l’appartement. Un lit de 140×190 au milieu du salon, aucun espace pour bouger, mobilier d’intérieur dépassé, les toiles d’araignées dans les sanitaires, la lunette des toilettes cassée, manque des ustensiles de cuisine, pas de chaises de jardin… Et pour finir aucune intimité, les voisins installés à deux mètres de votre terrasse en train de boire de la bière et autre alcool devant les enfants, jouer aux raquettes pratiquement sur notre emplacement .De plus si vous voulez des pains aux chocolats cru ils ont les meilleurs. Le coté positif c’est d’être à coté de la plage. »

Voilà pour n’en citer que quelques-uns. Comme tourisme de qualité impliquant directement la commune on devrait pouvoir faire mieux.

En fait, l’exploitation du complexe touristique « Résidence de Camargue» a présenté quelques difficultés dès l’origine. Exploitation commerciale assurée par la « SA GEXTOUR » avec pour proprio la « SCI CAMARGUE», la situation comptable et financière de ces sociétés s’est révélée médiocre « avec un résultat et une CAF constamment négatifs jusqu’en 1998, ceci étant dû essentiellement aux charges financières ».

Ces points avaient fait l’objet d’un relevé de constatations provisoires (en date du 12 janvier 2001) par la Cour des comptes qui examinait les exercices 1992 à 1999. Ainsi la cour recommandait « un désengagement d’une activité qui n’est pas dans le cœur des missions d’une CCI… ». C’est ce même constat et ce même conseil qui sont prodigués en 2012 à l’équipe Mourrut : il n’est pas dans le cœur de mission d’une commune de gérer ce type de complexe touristique, ce qu’avait très bien compris le groupe municipal d’opposition en votant contre cette acquisition dès le début.

Le résultat, on le voit aujourd’hui, est un fiasco de gestionnaires, bien loin de la promesse ou la croyance de M. Mourrut qui prétendait en « confier la gestion à un professionnel du tourisme » ! Bonjour et merci les pros !

Dans un prochain article nous aborderons le montage financier qui a conduit à la catastrophe via un système de prêts spéculatifs et d’opérations bancaires dites de « SWAP » conclues avec la banque CALYON. Transparence, avez-vous dit ? Nous verrons qu’il s’agit plutôt d’occultisme pour les uns et, dans le meilleur des cas, d’aveuglement pour les autres.

Rappel des épinglages précédents :

1)     La cour des comptes et les comptes un peu courts d’Etienne Mourrut.

2)     Et les Shadocks pompaient…

3)     http://semaphores.info/2012/05/sans-concession-pour-les-plages-gestion-mourrut_episode-3/

Sans concession pour les plages, gestion Mourrut_épisode 3

Saison estivale oblige, ce troisième volet sur la gestion de l’équipe Mourrut est consacré aux concessions de plage. Aucun des éléments rapportés ici n’est de notre fait mais provient du dernier rapport 2012 de la Chambre régionale des comptes. Comme chacun le sait cette Chambre n’est qu’un repaire d’empêcheurs de bricoler en rond, du moins si l’on en croit celui qui écrit (cf. dernier bulletin municipal n°144, en bas de page) : « La Chambre régionale des comptes ne partage pas notre philosophie, surtout au niveau du domaine public de la commune, mais nous nous targuons d’avancer le contraire (…) et nous maintenons notre ligne de conduite (…) ».

Note : Ces caractères en gras ne sont pas davantage de notre fait mais de la mairie, pas plus que ne vont l’être les passages soulignés qui le sont par cette Chambre qui ne comprend décidément rien à la philosophie mourrutienne. Ainsi commence-t-elle par prendre acte de ce que : Par plusieurs jugements pris par le tribunal administratif de Nîmes, plusieurs exploitants ont été condamnés à s’acquitter d’une contravention de grande voirie suite à des procès ­verbaux établis par des techniciens supérieurs de l’environnement s’agissant de manquements à des obligations des différentes concessions.

Même le journal Midi Libre s’était fait l’écho de ces manquements et l’on se souviendra que des procès verbaux ont pu être dressés pour des motifs aussi variés que : augmentation de la superficie autorisée (allant jusqu’à 1 197 m² supplémentaires !), installation à des distances inférieures parfois à 5 mètres du bord de l’eau, absences de sanitaires, vente de boissons alcoolisées, de vêtements ou d’articles de plage… Bref un souk invraisemblable qui représente au passage un véritable manque à gagner et une concurrence déloyale pour les autres commerces qui, eux, restent dans le cadre de leurs attributions.

Une justice plutôt clémente a condamné ces manquements à des peines de deux fois 500€, verdict qu’on pourrait estimer raisonnable lorsqu’il s’agit d’abord d’avertir des contrevenants qui, au demeurant, ont tous vu leur concession renouvelée ensuite. Espérons que les contrôles à venir n’auront pas à noter de récidives car il ne devient que trop fréquent de préférer payer des amendes non dissuasives plutôt que de respecter la loi.

La chambre rappelle que « si les jugements ne sont pas notifiés à la commune, les procès ­verbaux de constatation des faits le sont. Il ne tient dès lors qu’à la collectivité de prendre connaissance des suites données à ces contraventions notamment en période de choix des cocontractants. Or, parmi l’ensemble des sous-traités condamnés à des contraventions de grande voirie, la plupart ré-obtient un sous-traité d’exploitation en 2009 alors même qu’une des conditions d’obtention de ces sous-traités est l’intégration environnementale et que les procès-verbaux font état de manquements graves dans ce domaine. »

Réponse d’Étienne Mourrut à la Chambre : « Il n’est permis ni de faire bénéficier les candidats « sortants » d’une prime de qualité au regard de leur comportement passé ni de sanctionner en amont ceux des candidats qui ont fait l’objet de procès verbaux de la part des services de l’État. (…) dans l’hypothèse où des plagistes ont pu faire l’objet de contraventions, la sanction donnée à cette occasion ne peut en aucun cas justifier du rejet de la candidature lors d’un nouvel appel d’offres. Nous serions ici dans un processus de double peine difficilement justifiable. »

Au fait, la ville encaisse et reverse combien ?

Selon un tableau fourni par la collectivité, la chambre constate une incohérence entre les montants versés par la collectivité à l’État. En effet, si les redevances acquittées pour la SEM « camping de l’Espiguette » sont en progression, celles versées pour le reste du domaine public maritime sont erratiques et sans évolution logique. La chambre demeure sans explication sur ces incohérences.

En attente erratique d’explication, la chambre s’est par ailleurs intéressée à quelques sous-traités renouvelés pour une période allant du 15 avril 2009 au 15 octobre 2013. Selon l’avis d’appel à la concurrence publié notamment dans le « Midi Libre et la gazette officielle du tourisme, 19 lots étaient à répartir –8 de location de matériels, 6 buvettes, 5 grandes buvettes.

Voyons de plus près l’exemple du lot n° 26

Si l’on retient ce lot n° 26, dont l’activité saisonnière est « buvette », on constate que l’attributaire de ce lot était déjà attributaire d’un sous-traité puisque dans sa lettre même de candidature, il rappelle qu’il a plus de 22 ans d’expérience en la matière. Il est intéressant de noter que lorsque sa société fait acte de candidature, elle est en cours de constitution, ce qui peut poser à terme un problème juridique à la collectivité.

De fait, la chambre a constaté que plusieurs sociétés signataires de sous-traités d’exploitation se mettent soit en sommeil durant la période hivernale, posant un problème de continuité du sous-traité qui est pourtant initialement passé pour 5 ans, soit se recréent à chaque printemps -avec parfois un autre numéro de SIRET -ce qui a pour effet de rendre caduc le sous-traité du fait du changement de sous-traitant.

Ce lot 26 (verbalisé en 2006 par la subdivision maritime pour service à table) correspond à une buvette qui avec une surface bâtie de 50 m² occupe une surface totale de 750 m². L’étude de ce dossier montre que le candidat a proposé 10 300 euros de redevance annuelle (contre 8 000 de montant minimal de lot). Le dossier a été déposé au nom du gérant de la société qui indique « je dépose mon dossier à mon nom personnel ou toute autre personne morale pouvant se substituer, je pense à mon fils.

Or ce lot 26 semble avoir quelques difficultés de fonctionnement, au regard de ses mises en sommeil successives et de la faiblesse du chiffre d’affaires déclaré. D’ailleurs l’année suivante (2007), cette société déclare son activité seulement le 25 juin et se fait radier le 19 septembre pour cessation totale d’activité depuis le 9 septembre 2007 (soit avant la fin de saison). L’année suivante (2008) elle est immatriculée le 26 juin pour une activité qui aurait commencé le 23 -soit après la date de début de saison. Il s’agirait donc d’une société non encore créée et qui a tout de même une activité. Enfin en 2009, elle est créée et immatriculée le 2 février soit postérieurement à la mise en concurrence. Tout ça pour finalement ne déclarer (par exemple en 2007) qu’un chiffre d’affaires de 37 693 euros ! Une fois payée la redevance de près de 10 000 euros, on comprend que le plagiste n’aie plus assez de fonds pour acheter des kleenex. Dommage, nous aurions bien pleuré avec lui.

Puisque la commune demande des informations sur la situation financière des sociétés en concurrence, il serait souhaitable qu’elle exploite ces données au lieu de réattribuer les lots, la plupart du temps, aux mêmes sociétés. Car si demain un sous-traitant ne peut plus payer, on fera comment ? On le dégrèvera de redevance plutôt que de chercher un candidat plus sérieux, voire supprimer un emplacement qui ne vaudrait rien commercialement parlant ?

Car cette observation relevée par la Chambre des Comptes pour le lot 26 est également valable pour d’autres sous-traités d’exploitation. La chambre a étudié successivement les lots n° 8, n° 10, n° 21, ainsi que les lots n° 6 et n° 23. Aussi note-t-elle en préalable qu’elle a constaté que deux élus ayant des liens familiaux avec des membres des sociétés soumissionnaires, n’ont pas pris part aux votes. C’est encore heureux !

Le lot n°8 est une « grande buvette ». Sa redevance est de 25 000€. Or, parmi les associées de la société attributaire, l’une est l’épouse d’un adjoint aux finances de la ville.

Le lot n° 10 présente le même cas de figure de liens familiaux avec le délégataire. De plus, cette société a été créée le 30 janvier 2009, soit après l’ouverture des plis. Enfin, le site internet de cette « plage» fait état de l’organisation régulière de soirées alors que la convention signée avec la collectivité ne prévoit qu’une soirée par saison. Il en est de même pour la carte de restauration qui semble dépasser ce qui est prévu contractuellement.

Ce simple constat fait peser un risque juridique fort sur la décision d’attribution s’agissant de personnes investies d’un mandat électif, et monsieur Mourrut a beau jeu d’expliquer qu’il « n’a pas le pouvoir d’interdire quiconque de se présenter, ou d’interdire aux conjoints et membres de la famille de postuler aux sous-traités ». Néanmoins la sélection des candidats lui incombe in fine, et donc la surveillance de la situation de certains candidats plagistes comme, par exemple, cet autre cas suivant :

Le cas du lot n°21

S’agissant du lot n° 21, le dossier de candidature a été remis alors que la société était en cours de création (encore 750 m² pour 50 m² de bâti, et une mise en concurrence de 15 000 euros pour chacune des cinq saisons estivales à venir (2009-2013). Dans un courrier en date du 6 août 2009 (soit en pleine saison), le responsable du « sous-traité» indique « qu’il est heureux que le sous-traité lui ai été accordé », il informe le maire qu’il « est en cours de constitution d’une société afin de mieux assurer la gestion de cette sous-concession (… ). Je ne manquerai pas, dès leur dépôt officiel, de vous adresser les statuts de celle-ci. ».

Pour autant, le contrat rappelle que le début d’exécution des obligations contractuelles est prévu du 15 avril 2009 jusqu’au 15 octobre 2013 pour la somme de 13 000 euros.

Enfin, et pour information, la Cour a cru bon de signaler qu’une déclaration fiscale de l’intéressé jointe au dossier de candidature faisait état de revenus modestes -régime de la micro-entreprise. On apprend ainsi que « les chiffres d’affaires constatés en 2009 et 2010 restent faibles (17 040 euros en 2009 et 17 940 euros en 2010) !  Même avec ces 15 000€ de mise en concurrence qui ne deviennent que 13 000 sur le contrat, on imagine ce qui reste dans la poche du pauvre micro-entrepreneur. Franchement, gagner en une saison entière ce que le concurrent d’à-côté fait parfois en moins de trois jours… Espérons qu’il reste assez de kleenex au lot n°26 pour que nous puissions continuer à pleurer sur le sort du lot 21.

Passons rapidement sur les lots n° 6 et n° 23, sociétés là encore créées postérieurement à l’attribution des sous-traités. Mais ce n’est pas grave puisque certains sous-traités se voient parfois appliquer des pénalités de retard, au point que la chambre en a relevé au moins 6 en 2008, certes pour des montants pas très élevés, juste manière de marquer le coup et se dire que tout va pour le mieux dans le meilleur du monde mourrutiste.

Et la chambre des comptes de conclure gentiment qu’elle ne peut qu’inciter la collectivité, en se rapprochant du comptable, à être vigilante sur le paiement desdits loyers.

Espérons pour notre part qu’un Mourrut averti en vaille deux et que la saison qui s’ouvre lui aura permis de comprendre qu’il faut savoir faire tourner les plages. Et en bons citoyens, chiche, on l’aide tous à tourner la plage des législatives ?  À part peut-être le lot 21 on a tout et tous à y gagner.

 

Liens vers les épinglages précédents :

1)     La cour des comptes et les comptes un peu courts d’Etienne Mourrut.

2)     Et les Shadocks pompaient…

Aller plus loin : base juridique concernant les sous-traités d’exploitation plages Lire la suite

Ces maires qui censurent_2

Commençons par noter un léger progrès concernant le culte de la personnalité autour notre cher député-maire Étienne Mourrut. Dans le dernier bulletin municipal (n° 144_ mai/juin 2012_28 pages) nous n’avons pu dénombrer que 17 photographies de l’élu !

 

 

Certes, actualité oblige, il fallait bien six photos aux seuls côtés de Xavier Bertrand lors de l’inauguration du nouvel hôpital. On ne reçoit pas tous les jours un ministre, pas plus qu’on n’inaugure un hôpital ou une mairie avec vue sur l’horizon marin. Mais réjouissons-nous à cette occasion que soient développés des services de rééducation, de réadaptation et d’addictologie, espérant que les addictions au pouvoir pourront y être soignées, les patients ne devraient pas manquer. Le service de réadaptation sera sans doute très utile après les législatives et devrait connaître un véritable essor après les municipales. Cependant nous sommes plus réservés en ce qui concerne la rééducation, sachant par expérience combien certains cas sont désespérés et toutes tentatives vaines.

Mais bref et revenons plus sérieusement à notre propos, à savoir celui de la page 25 du même bulletin municipal, celle toujours prétendument nommée « Expression libre ».

Nous avions déjà soulevé dans un article précédent combien le procédé de la majorité en place est un modèle d’irrespect envers les partis d’opposition, et donc un déni de démocratie. Cette fois les choses sont plus claires, du moins à lire le bandeau en tête de page : « L’expression Libre est une tribune réservée à l’expression des groupes politiques. Chaque groupe disposera désormais d’un espace proportionnel au nombre de sièges qu’il détient, dispositif identique à celui pratiqué dans d’autres collectivités, comme le Conseil Régional du Languedoc-Roussillon. »

Face à ce choix de guéguerre politique et d’argument de cour de récré (c’est lui qu’a commencé, M’sieur !), nous pourrions citer maintes communes où l’espace rédactionnel est partagé à égalité entre toutes les tendances politiques sans exception, quitte à ce que plusieurs pages soient nécessaires à cet effet.

Toutefois, même s’il a fallu attendre 30 ans pour cette explication à l’espace restreint accordé à l’opposition, nous devrions nous réjouir que monsieur le maire accorde enfin quelque faveur à un système proportionnel. Mais pourquoi dans ce cas le restreint-il aussitôt au nombre de sièges plutôt qu’à la réalité électorale de la ville ? L’opposition ayant réuni 42% des suffrages, il serait de bon ton qu’elle disposât d’au moins 42% d’espace de la page « Expression Libre », voire davantage et nous allons voir pourquoi.

Que dit la loi ?

Si l’on s’en réfère au plus proche Tribunal administratif de Nîmes (ce que nous avons fait), on peut déjà apprendre que diverses jurisprudences ont cru bon de limiter cet espace dû à l’opposition à un nombre de caractères d’imprimerie, par exemple entre 440 et 1500 signes selon qu’il s’agirait d’un élu seul ou d’un « groupe d’élus ». Le même tribunal attire l’attention sur la possibilité du juge de pouvoir sanctionner une « erreur manifeste d’appréciation » ou « un espace abusivement restreint », estimant par ailleurs qu’une page entière pour l’ensemble de l’opposition dans un bulletin de 28 pages ne devrait pas poser problème.

Le problème, si problème il y a, vient du côté bancal de la loi qui précise les conditions d’application de l’article du CGCT (Code Général des Collectivités Territoriales) qui stipule pourtant bien qu’un espace doit être réservé à l’expression des « groupes d’élus ». Juridiquement parlant, l’expression des « groupes d’élus » est reconnue pour les bulletins diffusés par le département et la région (et les villes de plus de 100 000 habitants), mais le législateur ne l’a pas retenue pour les bulletins municipaux. En revanche, l’article L. 2121-27-1 du CGCT stipule que le règlement intérieur du conseil municipal doit définir l’espace d’expression consacré aux seuls élus minoritaires au sein du conseil.

On lira dans le JO Sénat du 02/12/2010 (page 3165) que « pour éviter les contentieux, le directeur de publication doit donc veiller à ce que la tribune politique dont les conseillers municipaux minoritaires doivent disposer apparaisse comme telle ». Autrement dit, non seulement un espace doit être réservé à l’opposition mais il doit l’être pour les seuls élus minoritaires et clairement distinct du reste de la publication, en fonction des modalités prévues par le règlement intérieur. Ce n’est pas au maire de décider d’un espace d’expression accordé au gré de son humeur.

Pour vérification : http://www.senat.fr/questions/base/2009/qSEQ090709519.html

Par ailleurs, si l’on en juge d’après le bulletin municipal du Grau du Roi, bon nombre d’articles ne sont que des réponses aux tracts ou aux journaux de l’opposition. La différence, mais elle est majeure, est que le bulletin municipal est payé avec l’argent du contribuable, donc celui de tous les graulens, y compris les 42% qui n’ont pas envie que leur parole soit prise en otage, y compris les citoyens d’autres bords politiques voire apolitiques qui entendent faire respecter le contrat républicain. Le président de la République l’est pour tous les Français, le maire, à plus forte raison s’il est aussi député, doit l’être pour tous ses concitoyens.

Par delà, notre idée est que le bulletin municipal doit être un journal d’information (il pourrait être bien plus que cela s’il ne consacrait pas 70% de ses pages à l’autosatisfaction), mais qu’il ne saurait être le champ d’un combat politique. Si M. Mourrut et son équipe tiennent à faire valoir leurs idées, qu’ils mettent la main à leur poche et ressuscitent, par exemple, un journal qu’ils baptiseraient Lou Fanal (nous avons bien un Sémaphore…). Là serait mieux à sa place cet article par lequel ils envahissent d’une manière odieuse la page « Expression libre » du dernier bulletin. Outre d’y prendre aussi en otage Albert Camus pour le déployer en anaphore (François Hollande déteindrait-il déjà ?), le lecteur constatera que le texte signé « groupe majoritaire » n’est qu’une réaction à celui proposé par le groupe d’opposition. En clair cela signifie que n’ayant rien à dire qui lui soit propre (ou qu’ils n’aient déjà développé dans les pages précédentes) l’équipe Mourrut attend que lui soit remis le texte de l’opposition pour le critiquer sans même lui accorder le droit légal de réponse, sauf à attendre deux mois et le prochain bulletin municipal. Le procédé, outre d’être hors la loi s’il n’est pas clairement défini par le règlement intérieur, dénote une faute morale inadmissible en terme de démocratie, bien proche de l’ignominie, en tout cas fort déloyale.

Le bulletin municipal peut être consulté ou téléchargé sur le site officiel de la ville : http://www.ville-legrauduroi.fr/

Par ailleurs :

Il est à noter qu’à côté de ceux qui censurent ou sont censurés, il en est d’autres qui n’ont pas à partager ce souci puisqu’ils ont suffisamment d’argent pour s’offrir de pleines pages dans les grands quotidiens (par exemple Midi Libre). Le problème se pose lorsque l’argent et également celui du contribuable (par exemple via le Conseil Général du Gard), et utilisé à des fins partisanes, qui plus est en période électorale. Lire l’article sur : http://camargue.europe-ecologie.net/2012/05/06/publicite-politique-dans-midi-libre/

 

La pêche au muge, c’est mieux que celle à la samotte

Une petite, ou plutôt même une grosse co(q)uille s’est glissée en page 94 du guide touristique du Grau du Roi. On savait déjà nos pêcheurs dé-montés, re-montés… désormais on les sait aussi bien montés !

La municipalité réunie en conseil a fait une drôle de tête (de nœud) et a ri de la même couleur que celle du ciré à cette belle pite qui s’est introduite par omission dans le guide 2012. Ne remettons pas en cause les compétences du directeur de l’o (ri) ffice de tourisme qui avait peut-être ce jour-là l’esprit ailleurs et n’a pas vu ces boulettes rouler en bas de page. Tout de même, la page 69 eut été plus adéquate.

Les touristes savent maintenant à quoi s’attendre si jamais ils prennent le large. Les capotes (xxl) sont même fournies en cas de coup de… mer.

Et pour en finir avec les paillardises voici une petite devinette : Combien devrait mesurer un phallus s’il était placé sur votre front pour que vous puissiez en voir le bout ?

A gagner : un tour en pédalo le jour de votre choix.

Avis aux amateurs et amatrices !

Et sur ce, Chalut !